Au cœur de l’été italien, entre les couchers de soleil orangés de Rome et les reflets dorés des ruines antiques, la mode a vécu l’un de ses moments les plus intenses et les plus évocateurs. Dolce & Gabbana, maîtres renommés de la théâtralité sartoriale, ont surpris le monde entier lors de leur défilé Haute Couture 2025 avec une œuvre destinée à entrer dans la légende : un sac-sculpture inspiré de la fontaine de Trevi, symbole immortel de la ville éternelle.
Plus qu’un simple accessoire, cette création est un hommage vivant au génie italien, à son art baroque et à sa capacité à transformer le quotidien en extraordinaire. C’est un pont entre l’ancien et le contemporain, entre la ville monumentale et le corps qui la porte.
🏛 Une fontaine à porter de main
Le regarder, c’est comme regarder la façade de la fontaine de Trevi elle-même : imposante, riche en détails, somptueuse et solennelle. Chaque recoin du sac est décoré de reliefs métalliques qui rappellent l’architecture sculptée de la fontaine, d’inserts de nacre qui rappellent les jeux de lumière sur l’eau et de dizaines de perles cousues à la main qui évoquent les pièces de vœux lancées par les touristes.
Mais il ne s’agit pas seulement d’une référence décorative. La forme structurée du sac rappelle les lignes architecturales d’un palais de la Renaissance ; la poignée rigide s’inspire des colonnes corinthiennes, tandis que la fermeture éclair dorée est gravée de frises et de bas-reliefs.
C’est un objet conçu pour être admiré, photographié, raconté. Une œuvre d’art à porter de main.
🇮🇹 Rome comme muse, la mode comme autel
Dolce & Gabbana ne sont pas étrangers aux hommages visuels à l’Italie, mais ici ils se sont surpassés. La fontaine de Trevi n’est pas seulement un monument : c’est un lieu émotionnel, cinématographique et spirituel. C’est là qu’Anita Ekberg s’est baignée dans « La Dolce Vita », c’est là que des millions de personnes jettent une pièce chaque année dans l’espoir de revenir.
Pour en faire un sac, il faut du courage, mais aussi une profonde conscience culturelle. En effet, il ne s’agit pas d’une appropriation esthétique, mais d’un acte de révérence, d’un autel portatif dédié à Rome.
L’accessoire a été présenté lors d’un défilé de mode extraordinaire, au milieu des ruines romaines au coucher du soleil, où le silence de l’histoire a rencontré la voix de la mode contemporaine. Cet événement a mêlé le sacré et le profane, avec des mannequins divins, des tuniques de brocart et des bijoux surdimensionnés qui semblaient sortis d’une collection du Vatican.
🎨 Mode ou art ? Les deux.
La question n’est pas nouvelle, mais elle revient à chaque fois qu’un tel objet apparaît sur les podiums : où s’arrête la mode et où commence l’art ? Dans le cas du sac de la Fontana di Trevi, la réponse est qu’il n’y a plus de frontière.
La création n’est pas destinée à contenir, mais à communiquer. Elle n’est pas faite pour être utile, mais pour inspirer. C’est le parfait exemple de la façon dont les accessoires de couture deviennent des objets de collection, des pièces d’exposition, héritiers d’une tradition qui n’appartenait autrefois qu’aux cadres et aux toiles.
En 2025, la mode est une installation. Elle est narrative. C’est une sculpture à porter.
💬 La valeur du geste couture
Dans un monde de plus en plus orienté vers la vitesse, l’efficacité, le « pratique », un tel objet est un geste radical. Un non à la production de masse, un oui au temps, au travail manuel, au détail que seul un artisan peut réaliser. C’est un rejet de l’éphémère et une étreinte de la mémoire.
Chaque élément du sac témoigne d’heures de travail, d’étude, de conception. Chaque point cousu, chaque gravure en relief, chaque couture invisible parle le langage de l’excellence italienne, celui qui fascine encore le monde et distingue la mode italienne de toutes les autres.
🌍 Une nouvelle idée de l’accessoire de luxe
Il y a ceux qui recherchent le logo, ceux qui recherchent la fonctionnalité et ceux qui recherchent la collection. Le sac Fontana di Trevi échappe à toutes ces catégories. Ce n’est pas un sac à exhiber à l’aéroport ou à ranger avec soin dans l’armoire. C’est un objet qui vit par lui-même, qui raconte sa propre histoire et qui résume un héritage culturel millénaire en quelques centimètres carrés de cuir, de cristal et de métal.
Ici, le luxe n’est pas l’ostentation. Il est intentionnel.
📍 Conclusion : porter la beauté
Dolce & Gabbana, une fois de plus, nous rappellent que la mode peut être bien plus qu’une tendance ou une consommation. Elle peut être un récit, une identité, un art public. La fontaine de Trevi transformée en sac est un geste poétique qui nous invite à regarder l’Italie d’un œil nouveau et à en emporter un fragment chaque jour, ne serait-ce qu’en l’imaginant.
À une époque où l’on oublie vite, ce sac est un souvenir qui perdure.








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